Santé mentale au Nunavik

Survol de la santé mentale au Nunavik

Un facteur important qui affecte le bien-être des Nunavimmiuts est l’impact de la colonisation et des nombreux événements traumatisants collectifs ainsi que des changements sociétaux qui ont découlé de cette colonisation. Le résultat : ces événements ont des répercussions généralisées sur les structures sociales et familiales et ont mené à plusieurs problèmes psychosociaux, des problèmes que nous n’avons guère commencé à comprendre et à résoudre.

Une grande proportion de la population souffre de traumatismes répétés et de pertes, lesquels mènent, dans beaucoup de cas, au stress post-traumatique. Si ces traumatismes ne sont pas résolus et si un processus de guérison n’est pas entamé, leurs effets se transmettront de génération en génération, ainsi contribuant aux différents problèmes de santé mentale, de toxicomanie, des troubles de comportement, de violence et même de suicide.

Le taux de suicide le plus élevé au Québec

Le taux de suicide au Nunavik est le plus haut des différentes régions administratives du Québec. Tous les habitants du Nunavik sont touchés directement ou indirectement par le suicide d’une ou de plusieurs personnes à un moment donné dans leur vie. En fait, un grand pourcentage des Nunavimmiuts ont eu des idées suicidaires ou ont fait une tentative de suicide. Le phénomène est particulièrement alarmant chez les jeunes de 15 à 24 ans. Ce sont surtout les jeunes filles âgées de moins de 20 ans et les jeunes hommes dans la vingtaine qui sont le plus touchés. Les hommes semblent être affectés plus durement par les répercussions du processus de la colonisation. Ils sont surreprésentés dans le système juridique ainsi que dans les statistiques reliées au décrochage scolaire et au suicide.

Survol des services de santé mentale

Même si les services de santé mentale de la région font l’objet d’efforts de restructuration et de développement depuis le début des années 2000, les travailleurs et les ressources ont toujours de la difficulté à répondre aux besoins vastes, pressants et complexes des Nunavimmiuts.

Des points de services aux CLSC

Au Nunavik, les points de service des CLSC constituent la porte d’entrée habituelle aux services en santé mentale. Les services courants sont offerts par les infirmières et les travailleurs sociaux locaux. Les clients peuvent être orientés vers les médecins basés localement ou dans une autre communauté. Les infirmières et les travailleurs sociaux locaux assurent les services psychosociaux d’urgence 24 heures sur 24.

Deux psychologues en soutien

Sur la côte d’Ungava, il y a un psychologue pour la clientèle jeunesse et un psychologue pour les adultes, les deux basés à Kuujjuaq. Ils offrent du soutien aux travailleurs des autres communautés de l’Ungava et sont disponibles pour des consultations pour les clients provenant d’autres communautés.

Des ressources résidentielles pour répondre aux troubles aigus et chroniques

Lorsque des places sont disponibles, des Nunavimmiut souffrant de problèmes aigus ou chroniques de santé mentale peuvent être référés à l’une des ressources résidentielles de la région :

  • Maison supervisée communautaire de l’Ungava
  • Appartements supervisés communautaires Uvatinut de Puvirnituq

Des soins psychiatriques spécialisés offerts via le RUIS McGill

Avec le soutien du , des soins psychiatriques spécialisés sont offerts à la population de la région. Des psychiatres et pédopsychiatres basés au Sud viennent visiter la région régulièrement. Ces ressources offrent également du soutien aux travailleurs locaux au besoin.

Les Nunavimmiuts adultes ayant besoin de services en santé mentale plus spécialisés les reçoivent à  à Montréal. Les centres de santé du Nunavik ont conclu une entente avec cet établissement afin de faciliter la prestation de services spécialisés aux clients et le soutien aux intervenants.

Les jeunes nécessitant des services spécialisés les reçoivent à . view this